Des chats 16 % plus grands qu’à l’époque des Vikings, un paradoxe de la domestication
Les chats vivent avec nous depuis 10 000 ans, mais restent proches de leurs cousins sauvages.

En bref
- Les chats ont quitté l’état sauvage en 10 000 ans, contre environ 37 millions d’années d’évolution pour les félins.
- Les chats du 21ᵉ siècle seraient 16 % plus grands que ceux de l’époque viking.
- La plupart des races ont moins de 200 ans et se distinguent surtout par leur apparence.
- Les personnalités des chats domestiques ressemblent à celles des lions les plus sociables.
Non, la domestication n’a que peu transformé le chat : physiquement, il diffère relativement peu de ses congénères sauvages. C’est ce qu’explique National Geographic France, dans un article publié le 21 octobre 2026, qui s’interroge sur ce que l’évolution réserve à nos compagnons.
Un cousin sauvage à peine retouché
Le contraste est net : la vie commune ne représente qu’une infime fraction de l’histoire féline. De plus, les humains ont eu peu de prise sur le moment et les partenaires de reproduction des chats, ce qui limite l’empreinte de la sélection.
En Europe, il y a plus de 1 000 ans, on employait déjà les chats pour lutter contre les nuisibles et pour leur fourrure.
Des races jeunes, surtout différentes par l’allure
La majorité des races ont moins de 200 ans et se ressemblent par la taille et la forme. Contrairement à certaines races de chiens, elles se distinguent surtout par leur apparence, pas vraiment par le tempérament ou la taille.
| Race | Ce que l’on sait |
|---|---|
| Ragdoll, sacré de Birmanie | Apparus récemment |
| Rex de Cornouailles | Poils frisés, race récente |
| Sphynx | Dépourvu de fourrure, race récente |
| Persan | Origines au Moyen-Orient dans les années 1600, mais race très jeune comparée aux races de chiens |
| Bengal | Croisement initial entre un chat-léopard du Bengale et un chat domestique |
| Savannah | Croisement entre un serval et un chat domestique |
Les élevages continuent de créer des variétés, notamment ces hybrides entre domestique et sauvage. Certaines de ces races sont controversées en raison de leur origine sauvage.
Plus grands qu’au temps des Vikings
Des archéologues scandinaves ont comparé la taille des peaux de chats de l’époque viking à celle des corps de chats actuels : ceux du 21ᵉ siècle sont plus grands de 16 %.

Les croquettes très nutritives ne suffisent pas à tout expliquer : les scientifiques ont aussi constaté une hausse de taille chez les chats en liberté dans le bush australien, dont tous ne sont pas nourris régulièrement par l’Homme, même s’ils peuvent voler des restes.
Solitaire par nature, mais pas figé
Les chats sont plus solitaires et distants que les chiens, qui ont une longue histoire évolutive d’animaux de meute. Comparés à des panthères nébuleuses, des panthères des neiges, des lions et des chats sauvages écossais, les chats domestiques apparaissaient mal adaptés à la vie en groupe : dominateurs, névrosés et impulsifs.
Pourtant, leurs personnalités ressemblent surtout à celles des lions les plus sociables, qui ont trouvé le moyen de vivre en groupe. Cela suggère que les chats ont la matière pour s’adapter à un avenir plus sociable.
Enfin, les humains consacrent de plus en plus de temps à la psychologie et au comportement des chats. Comprendre ce qui les motive, les rend heureux ou ce qu’ils tolèrent permet d’améliorer la relation avec eux. D’autres repères sur nos chats et leur quotidien sont rassemblés sur le site.
Photo : 大 董 / Pexels
