Les chats captivés par Sealook, dessin animé de Netflix
Un vétérinaire relie cette fascination à l’instinct de chasse du félin, tandis que des spécialistes rappellent quelques précautions devant l’écran.

Des chats immobiles, le regard rivé sur la série Sealook de Netflix, font sourire les réseaux sociaux, rapporte Wamiz ce dimanche 11 octobre 2026.
En bref
- Il ne s’agit pas d’une scène unique captée par hasard.
- Un univers pensé pour amuser les enfants, qui semble aussi parler aux félins de la maison.
- La frustration évoquée par les spécialistes naît précisément de ce manque : une poursuite qui ne se conclut jamais.
Il ne s’agit pas d’une scène unique captée par hasard. Les images se multiplient, partagées par des propriétaires amusés de voir leur compagnon adopter, devant le téléviseur, une attitude qu’ils réservent d’habitude à une mouche contre la vitre ou à un oiseau sur le balcon. Pour comprendre ce qui se joue derrière ces regards fixes, il faut regarder à la fois l’écran et l’animal.
Sur le canapé, des yeux qui ne lâchent plus l’écran
Le scénario des vidéos se ressemble d’un foyer à l’autre. Le chat est allongé sur le canapé, parfaitement calme en apparence, mais ses yeux restent écarquillés et suivent chaque mouvement à la télévision. Aucun besoin de jouet, de friandise ou d’appel de son humain : le programme suffit à capter toute son attention.
Ce programme, c’est Sealook, un dessin animé de format court proposé sur Netflix. La série a une particularité qui compte ici, puisqu’on n’y entend aucun dialogue humain. Tout passe par l’image et par une bande sonore faite de petits bruits comiques. À l’écran, des phoques miniatures aux couleurs vives se déplacent sur la banquise arctique, glissent sur la glace, enchaînent les pirouettes loufoques et rebondissent d’une scène à l’autre. Un univers pensé pour amuser les enfants, qui semble aussi parler aux félins de la maison.

Ce que voit le chasseur derrière l’écran
Pourquoi ces phoques plutôt qu’un journal télévisé ou un film d’action ? La réponse avancée par 20 Minutes, et reprise par Wamiz, tient à l’instinct. Les personnages bougent vite et de façon imprévisible, un déplacement qui évoque celui d’une proie vivante en train de fuir ou de bondir.
Le vétérinaire Sylvain Hawawini va dans le même sens. D’après les propos rapportés, ces animations très stimulantes éveillent chez le chat son instinct de prédateur. L’animal bascule alors dans une phase d’observation soutenue, à l’affût de la plus petite silhouette qui saute ou surgit à l’image.
Cette lecture explique donc l’immobilité apparente des chats filmés : sous le calme du canapé, c’est un guetteur qui travaille. Elle porte sur ce type d’animation précis et sur les chats montrés dans ces vidéos ; tous les animaux ne réagissent pas forcément de la même manière devant la série.
Laisser son chat regarder Sealook, avec quelques réserves
Un chat captivé par un dessin animé a de quoi attendrir son propriétaire. Les spécialistes cités par Wamiz rappellent toutefois plusieurs points de vigilance pour que ce divertissement reste un moment agréable :
- Un complément, pas un substitut. L’écran peut occuper le chat pendant quelques minutes, mais il ne prend pas la place des vraies séances de jeu interactives, jugées indispensables à l’équilibre du félin.
- Attention à la durée. Une exposition trop longue risque de créer une légère frustration, puisque l’animal ne parvient jamais à attraper la proie qu’il poursuit du regard.
- Un son raisonnable. L’ouïe du chat est particulièrement fine : mieux vaut garder le volume du téléviseur à un niveau modéré pendant le programme.
Le premier point rejoint d’ailleurs l’explication du vétérinaire. Si c’est le chasseur qui s’éveille devant Sealook, le jeu avec une canne, une balle ou un jouet que l’on fait bouger lui offre ce que l’écran ne peut pas donner, à savoir la possibilité de bondir et de saisir enfin quelque chose entre ses pattes. La frustration évoquée par les spécialistes naît précisément de ce manque : une poursuite qui ne se conclut jamais.
Photo à la une. Source : Pexels. Photographe : Snacks InTheBackpack. Licence Pexels.
